Imaginez transmettre plusieurs millions d’euros à vos enfants ou à votre conjoint sans que l’État ne prélève un seul centime d’impôt sur cette transmission. Cette situation, devenue presque inimaginable dans la plupart des pays européens, reste une réalité concrète en Andorra en 2026. Pour de nombreuses familles fortunées et entrepreneurs internationaux, c’est précisément cet avantage qui a transformé la Principauté en destination patrimoniale de premier plan.
A la casa de I Capital, nous accompagnons depuis plusieurs années des dirigeants d’entreprise, investisseurs immobiliers, détenteurs de cryptomonnaies et familles patrimoniales qui souhaitent protéger et transmettre leur patrimoine dans les meilleures conditions possibles. Ce guide pratique et actualisé vous explique pourquoi et comment l’Andorre constitue aujourd’hui l’une des juridictions les plus attractives d’Europe pour organiser sa succession et ses donations.
Pourquoi tant de familles et d’entrepreneurs choisissent Andorre pour leur patrimoine ?
La réponse tient en trois mots : zéro droits de succession. Contrairement à la France, à l’Espagne, à l’Italie, à la Belgique ou encore à la Suisse (selon les cantons), la Principauté d’Andorre n’applique aucun impôt sur les successions ni sur les donations entre personnes physiques, quel que soit le montant transmis et quel que soit le degré de parenté.
Cet avantage fiscal unique s’accompagne d’un autre élément décisif : l’absence totale d’impôt sur la fortune (ISF ou équivalent). Lorsque l’on cumule ces deux exonérations avec un impôt sur le revenu plafonné à 10 % et un impôt sur les sociétés également à 10 %, on comprend rapidement pourquoi Andorre attire une population très internationale et très fortunée depuis maintenant plus d’une décennie.
Les trois conditions pour bénéficier réellement de l’exonération successorale
Attention : l’exonération n’est pas automatique. Trois conditions cumulatives doivent être remplies :
- Le défunt doit être résident fiscal andorran au moment du décès (183 jours minimum par an + centre des intérêts économiques en Andorre)
- La loi successorale applicable doit être la loi andorrane (choix possible via testament ou preuve d’un lien prépondérant avec la Principauté)
- Les biens transmis doivent idéalement être localisés en Andorre ou dans des juridictions qui respectent la résidence fiscale andorrane du défunt
Lorsque l’une de ces conditions n’est pas remplie, le risque est grand de voir s’appliquer – au moins partiellement – la fiscalité successorale du pays d’origine ou du pays où sont situés les actifs.
Succession avec ou sans testament : que dit la loi andorrane ?
Le droit successoral andorran est régi par la loi 46/2014, modifiée à plusieurs reprises mais dont les grands principes restent stables. En l’absence de testament, l’ordre successoral est le suivant :
- Descendants directs (enfants, petits-enfants par représentation)
- Conjoint survivant (si pas de descendants)
- Ascendants (parents, grands-parents)
- Collatéraux jusqu’au 6e degré
La loi protège fortement les descendants directs via la réserve héréditaire : au minimum 25 % de la masse successorale doit leur revenir obligatoirement. Cette part réservataire est bien plus basse qu’en droit français (50 à 75 % selon le nombre d’enfants), ce qui laisse déjà une marge de manœuvre intéressante pour avantager un conjoint, un partenaire ou une cause particulière.
« La réserve de 25 % permet une grande liberté testamentaire tout en protégeant les enfants contre une déshéritation totale. C’est un équilibre très apprécié par nos clients entrepreneurs qui souhaitent souvent avantager leur conjoint ou financer un projet philanthropique. »
– L’équipe de AND Capital
Les différents types de testaments en Andorre
Pour organiser sa succession selon ses souhaits, plusieurs formules coexistent :
| Type de testament | Avantages | Inconvénients | Recommandation AND Capital |
|---|---|---|---|
| Notarié ouvert | Sécurité juridique maximale, conservation officielle, difficilement contestable | Pas de confidentialité absolue | Formule préférée dans 90 % des cas |
| Notarié fermé | Confidentialité totale du contenu | Plus complexe à ouvrir, risque de perte ou d’oubli | Rarement conseillée |
| Olographe (manuscrit) | Très simple et peu coûteux | Risque élevé de contestation, perte, destruction | Déconseillé sauf cas très particuliers |
Dans la grande majorité des situations complexes (blocs d’actions, immobilier international, enfants de plusieurs unions, conjoint non marié, etc.), nous recommandons systématiquement le testament notarié ouvert rédigé avec un notaire andorran expérimenté.
Donations de votre vivant : l’autre grand avantage andorran
Les donations entre vifs bénéficient exactement du même régime que les successions : exonération totale des droits de donation pour les résidents fiscaux andorrans, sans plafond et sans condition de lien de parenté.
Cela ouvre des possibilités très puissantes d’optimisation :
- Transmission progressive et anticipée du patrimoine
- Réduction de la masse successorale taxable dans d’autres pays
- Démembrement usufruit / nue-propriété (très utilisé pour l’immobilier)
- Donation de parts sociales de sociétés patrimoniales
La société patrimoniale andorrane : outil roi de la transmission
Plutôt que de détenir directement immobilier, actions, cryptomonnaies ou participations, de plus en plus de nos clients structurent leur patrimoine au travers d’une société patrimoniale andorrane.
Pourquoi ? Parce que la transmission change alors de nature :
- au lieu de transmettre des biens un par un → on transmet des parts sociales
- les donations de parts peuvent être progressives (5 %, 10 %, 20 % par an…)
- la gestion reste centralisée au niveau de la société
- la confidentialité est renforcée
- la planification successorale devient beaucoup plus souple
Nous créons régulièrement ce type de structure pour des familles qui possèdent un patrimoine mixte (immobilier en Andorre, Espagne, France, Portugal + portefeuille financier + cryptomonnaies). Pour en savoir plus → Création de société patrimoniale en Andorre.
Successions internationales : les pièges à ne pas sous-estimer
Posséder des biens en France, en Espagne, en Suisse ou aux États-Unis tout en étant résident fiscal andorran peut générer des situations complexes. Quelques exemples fréquents rencontrés chez AND Capital :
- immobilier français → droits de succession français applicables même si le défunt était résident fiscal andorran
- assurance-vie française → fiscalité française souvent applicable sur la clause bénéficiaire
- participations dans une SARL espagnole → l’Impuesto sobre Sucesiones peut s’appliquer selon la Communauté autonome
- cryptomonnaies détenues sur plateformes étrangères → analyse au cas par cas selon le lieu de conservation et la qualification fiscale
La planification doit donc être globale et intégrer systématiquement les règles de conflit de lois et les conventions fiscales existantes (France-Andorre, Espagne-Andorre notamment).
Comparatif rapide France / Espagne / Andorre – 2026
| Critère | França | Espagne (moyenne) | Andorra |
|---|---|---|---|
| Droits de succession ligne directe | 5–45 % (après abattement 100 k€) | 7–34 % (très variable selon région) | 0 % |
| Droits de succession hors ligne directe | jusqu’à 60 % | variable, souvent élevé | 0 % |
| Impôt sur la fortune | Oui (IFI) | Oui dans certaines régions | Non |
| Donations exonérées | Non – barème progressif | Variable selon région | Oui – total |
Les 7 erreurs les plus fréquentes que nous constatons
- Ne pas avoir de testament andorran malgré une résidence fiscale effective
- Compter sur l’ordre légal alors que la famille recomposée est complexe
- Transmettre un patrimoine immobilier important à l’étranger sans restructuration préalable
- Ne pas utiliser le démembrement usufruit / nue-propriété
- Oublier de mettre à jour son testament après un déménagement ou une naissance
- Confondre résidence administrative et résidence fiscale
- Vouloir tout faire soi-même sans accompagnement spécialisé
Et maintenant ? Comment démarrer sereinement en 2026
La transmission patrimoniale est un sujet trop stratégique pour être improvisé. Chez I Capital, nous commençons généralement par :
- un bilan patrimonial complet (actifs Andorre + étranger)
- la vérification / obtention de la résidence fiscale effective
- une analyse des conventions internationales applicables
- la rédaction ou la mise à jour du testament andorran
- la structuration éventuelle via une empresa patrimonial o a holding andorrane
- un calendrier de donations progressives si pertinent
Vous souhaitez échanger sur votre situation personnelle ou familiale ?
Prenez rendez-vous ici pour une première étude confidentielle sans engagement. Nous vous accompagnons avec pragmatisme, discrétion et une vision à long terme.
Protéger et transmettre ce que vous avez construit ne devrait jamais être laissé au hasard.
