Imaginez un instant pouvoir conserver une grande partie de vos revenus tout en vivant dans l’un des pays les plus sûrs et les plus agréables d’Europe. Pour beaucoup d’entrepreneurs, investisseurs et professions libérales, ce rêve devient réalité grâce à la résidence fiscale en Andorre. Mais entre mythes persistants et réalité juridique complexe, comment s’y prendre réellement pour transférer sa résidence fiscale sans risquer la double imposition ?
Pourquoi tant de personnes envisagent sérieusement Andorre en 2026 ?
La pression fiscale augmente dans la plupart des pays européens. Barèmes progressifs qui grimpent, prélèvements sociaux alourdis, IFI qui revient par la fenêtre sous d’autres formes… Face à cette réalité, la Principauté d’Andorre représente une alternative concrète et légale. Son impôt sur le revenu plafonné à 10 %, l’absence d’impôt sur la fortune, de droits de succession et de donation, combinés à une qualité de vie exceptionnelle, attirent chaque année davantage de contribuables exigeants.
Mais attention : obtenir un permis de séjour ne suffit pas. La résidence fiscale effective demande une organisation beaucoup plus rigoureuse que ce que la plupart des gens imaginent au départ.
Les trois piliers qui définissent la résidence fiscale andorrane
La loi andorrane sur l’IRPF (impôt sur le revenu des personnes physiques) reprend les standards OCDE. Trois critères principaux permettent d’établir la résidence fiscale :
- Passer plus de 183 jours par an sur le territoire andorran (année civile)
- Avoir en Andorre le centre de vos intérêts économiques
- Avoir en Andorre le centre de vos intérêts vitaux (foyer familial permanent)
Il suffit de remplir un seul de ces critères pour être considéré résident fiscal andorran. Dans la pratique, le critère des 183 jours reste le plus solide et le plus facile à prouver… à condition de le documenter correctement.
Les conventions de non-double imposition : votre bouclier juridique
Andorre a signé des conventions fiscales avec de nombreux pays, dont les plus importantes pour les francophones : France (2013, en vigueur depuis 2015) et Espagne. Ces traités suivent le modèle OCDE et contiennent des règles précises pour trancher les cas de double résidence :
- Foyer d’habitation permanent
- Centre des intérêts vitaux (liens personnels et économiques les plus étroits)
- Séjour habituel
- Nationalité (critère subsidiaire)
- Accord amiable entre administrations fiscales
Dans la très grande majorité des cas, un dossier bien construit aboutit à la reconnaissance de la résidence fiscale andorrane, même pour un ressortissant français.
« La clé n’est pas d’obtenir un papier de résidence, mais de démontrer que votre vie réelle – professionnelle, patrimoniale et familiale – s’est véritablement déplacée en Andorre. »
– L’équipe de AND Capital
Focus sur le cas des Français : la fameuse clause de nationalité
La convention franco-andorrane contient une disposition particulière (Protocole additionnel, article 20) qui permet théoriquement à la France de continuer à imposer ses nationaux comme si la convention n’existait pas. Cependant, cette clause n’est applicable que si la législation fiscale française l’autorise explicitement… ce qui n’est pas le cas aujourd’hui.
En pratique, des centaines de Français vivent fiscalement en Andorre sans être imposés en France sur leurs revenus mondiaux, à condition de respecter strictement les critères de substance. La prudence reste toutefois de mise et une analyse personnalisée est indispensable.
Comment prouver concrètement votre présence de 183 jours ?
Les administrations fiscales française et espagnole vérifient de plus en plus systématiquement ce point. Voici les justificatifs les plus solides :
- Factures détaillées (électricité, eau, internet, supermarchés locaux)
- Retraits et paiements par carte bancaire andorrane
- Billets d’avion / train / bus datés
- Certificats de scolarité des enfants en Andorre
- Relevés de consommation téléphonique géolocalisés
- Attestations de présence délivrées par la commune
Beaucoup de nos clients tiennent un journal de bord mensuel très précis. Cet exercice, qui semble fastidieux au départ, devient une excellente assurance en cas de contrôle.
Transférer réellement son centre d’intérêts économiques
C’est souvent ici que le bât blesse. Créer une société andorrane « boîte aux lettres » sans substance réelle ne suffit plus. Les autorités exigent désormais :
- Un bureau physique loué ou possédé en Andorre
- Des contrats commerciaux effectivement signés et gérés depuis la Principauté
- Des salariés ou prestataires locaux (même à temps partiel)
- Un compte bancaire andorran actif et majoritairement utilisé
- Des factures fournisseurs et clients clairement liées à l’Andorre
Chez AND Capital, nous accompagnons systématiquement nos clients vers une structure dotée d’une véritable substance économique, seule capable de résister à un examen approfondi.
Les différents types de résidence administrative en Andorre
| Type | Présence minimale | Conditions principales | Dépôt AFA |
| Résidence active (entrepreneur) | 183 jours | Création société ≥ 34 %, poste d’administrateur | 50 000 € |
| Résidence active salariée | 183 jours | Contrat travail société andorrane | Non |
| Résidence passive | 90 jours | Investissement ≥ 600 000 € + revenus suffisants | 50 000 € (+10k/dépendant) |
| Résidence professions libérales | 183 jours | Autorisation professionnelle + inscription ordre | 50 000 € |
| Résidence numérique/innovation | Variable | Projet validé par ministère Économie | Variable |
Pour devenir résident fiscal, la résidence passive (90 jours seulement) oblige souvent à compléter avec le critère du centre des intérêts vitaux ou économiques. C’est pourquoi nous recommandons généralement la résidence active aux entrepreneurs et investisseurs actifs.
Exemple chiffré : la réalité de l’économie fiscale
Un dirigeant français réalise 180 000 € de bénéfices annuels via sa société. En France (IS + IR + prélèvements sociaux), le taux global effectif tourne souvent autour de 50-55 %. En Andorre :
- Impôt sur les sociétés : 10 % → 18 000 €
- Dividendes perçus par personne physique : 0 %
- Économie annuelle : environ 70 000 à 80 000 €
Sur dix ans, cela représente entre 700 000 € et 800 000 € conservés… sans compter l’absence d’IFI, de droits de succession et la TVA à seulement 4,5 %.
Les erreurs qui coûtent très cher
- Passer 175 jours en Andorre et 190 en France → résidence fiscale française maintenue
- Conserver le conjoint et les enfants scolarisés en France
- Créer une société andorrane mais garder le CA principal via une structure française
- Ne pas demander chaque année le certificat de résidence fiscale andorran
- Oublier de déclarer officiellement son départ fiscal dans le pays d’origine
Ces erreurs classiques déclenchent presque systématiquement des redressements très coûteux.
La checklist 2026 pour un transfert réussi
- Étude personnalisée de faisabilité fiscale (6-12 mois avant)
- Choix du type de résidence et création de la structure (société, contrat travail…)
- Dépôt de garantie AFA et obtention du permis de séjour
- Déménagement physique + ouverture compte bancaire andorran
- Inscription CASS + registre communal
- Signalement officiel du départ fiscal dans l’ancien pays
- Présence effective > 183 jours + documentation rigoureuse
- Demande du certificat de résidence fiscale après le 31 décembre
- Déclaration IRPF andorrane l’année suivante
- Suivi annuel et renouvellement du certificat
Pourquoi choisir AND Capital pour sécuriser votre projet ?
Depuis plusieurs années, nous accompagnons des entrepreneurs, investisseurs immobiliers, créateurs de holdings et retraités dans leur installation fiscale en Andorre. Notre valeur ajoutée :
- Double compétence franco-andorrane
- Équipe bilingue fiscalistes / avocats
- Accompagnement clés en main : société, résidence, compte bancaire, immobilier
- Spécialisation sur les holdings et sociétés patrimoniales
- Solutions adaptées aux investisseurs en cryptomonnaies et blockchain
Nous ne vendons pas de solution miracle : nous construisons avec vous un projet solide, documenté et durable, capable de résister aux contrôles les plus poussés.
Vous envisagez sérieusement de transférer votre résidence fiscale en Andorre ?
Contactez-nous pour une première consultation confidentielle et sans engagement. Analysons ensemble votre situation et construisons le chemin le plus sûr vers une fiscalité optimisée et légale.
L’équipe AND Capital – Votre partenaire pour une expatriation fiscale réussie en Principauté d’Andorre.
